Mois : mai 2021

La précarité étudiante, un handicap quotidien.

La précarité étudiante est depuis plusieurs années, un handicap quotidien. Débuter des études supérieures peut représenter un certain coût, notamment pour les étudiants issus des ménages modestes. Les diverses dépenses peuvent s’accumuler et mettre les étudiant dans une situation financière très inconfortable. Pour assurer les bons fonctionnements de leur scolarité, ils doivent souvent trouver un travail et/ou compter sur les aides sociales pour survivre.

Précarité étudiante | Distribution alimentaire Afges à Stras… | Flickr

La précarité étudiante, un phénomène continuel.

Ce phénomène récurrent et connu de tous, beaucoup de parents, de professeurs et de travailleurs sociaux y sont confrontés indirectement. Les étudiants qui sont les cibles directes de ce phénomène qui est d’actualité depuis plus d’une vingtaine d’années. Ils sont contraints de trouver des solutions qui leur permettront de survivre, afin de ne pas abandonner leurs études. Ils ont l’impression de ne pas être considérer et que leurs problèmes sont minimisés.

En effet, la précarité touche plusieurs notamment le logement, l’alimentation, les déplacements et les frais scolaires. Pour beaucoup d’étudiants, il est parfois primordiale de quitter sa région et sa famille pour poursuivre ses études. Cela signifie donc qu’ils seront autonomes et devront subvenir eux-mêmes à leur besoins.

De ce fait, ils sont rentreront sur le marché du travail dès la rentrée ou parfois dès l’obtention du baccalauréat. En France, 55% des étudiants ont un job à côté de leurs études et 20% vivent en dessous du seuil de pauvreté. Tous ces facteurs sont des points négatifs qui pourraient compromettre le bon déroulement de leur formation.

Des solutions limitées.

En plus, de leur job à temps partiel, des aides sociales peuvent compléter leurs revenus. Le CROUS a mis en place une bourse sous critères sociaux, qui est calculé en fonction des revenus des parents et de la distance du logement familiale et de l’université. 37,5% des étudiants bénéficient de cette aide financière qui est échelonnée, plus la famille de l’étudiant rencontre des difficultés plus l’aide est conséquente.

L’organisme met aussi à disposition des logements abordables auprès des étudiants boursiers ou ayant des faibles revenus. Des chambres, des studios, des T1 et des colocations sont disponibles partout en France. La campagne a lieu de mai à début septembre pour l’attribution des logements et de janvier à juin pour la campagne des bourses.

L’APL est une seconde aide délivrée par la CAF. Cette allocation permet aux étudiants de réduire les frais de leur logement.

Pour réduire les frais au niveau des transports, les étudiants peuvent souscrire le forfait Imagine R. Ce forfait de 30€ par mois, leur permettront de se mouvoir sans se ruiner. 30,9% des étudiants ne reçoivent aucune financière de leur famille, étant issus des ménages ayant des revenus modestes. Les familles ne peuvent généralement pas aider leurs enfants.

Des banques alimentaires comme Agorae sont apparu de ce fléau social. néanmoins les capacités d’accueil sont limités. Les candidats y sont de plus en plus nombreux mais l’offre reste faible. Le CROUS fourni aussi des repas complets au prix de 3,25€.

Bien que les différentes aides du Gouvernement et des institutions sont énumérées. Les étudiants souhaiteraient des aides ponctuelles. Une proposition d’allocation chômage ou un RSA spécifique aux étudiants a de nombreuses fois été proposée. Néanmoins, cette proposition a été rejetée, les étudiants sont donc en attente d’aides supplémentaires pour les soulager.

L’ instabilité financière et sociale étudiante accentuée par la crise sanitaire de la Covid-19.

L’instabilité financière et sociale des étudiants est accentuée par la crise sanitaire de la Covid-19. Depuis le début de cette crise, les conditions de vie des étudiants se sont grandement dégradées. Les étudiants peinent à joindre les deux bouts, cet évènement représente un énorme cataclysme. Leur organisation doit être revue afin de surmonter cette épreuve, une source de stress supplémentaire.

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Une instabilité financière et sociale grandissante.

Le coût de la rentrée universitaire augmente de 2,6% chaque année. Une augmentation qui met à mal les finances des étudiants issus des ménages les plus modestes. 6 étudiants sur 10 d’étudiant ont perdu leur emploi à cause de la crise du Covid-19. Ils ont dû se réorganiser

En effet, la plupart travaille dans la vente, la restauration ou les services des domaines fortement impactés par la crise sanitaire. Ils sont alors les premiers remerciés par les entreprises en des difficultés financières. Cela représente une perte de revenu d’environ 270 euros, une somme considérable quand chaque euro compte.

Les étudiants se sentent abandonnés et beaucoup voient leur situation financière s’accentuer. La crise sanitaire les a aussi coupé du monde depuis plus d’un an, les regroupements étant interdit ils ne peuvent plus suivre leurs cours en initial mais à distance. Cela augmente les différences entre les étudiants qui ne possèdent pas toujours de outils adéquat pour travailler dans ces conditions.

Etudiants à la dérive, le Gouvernement tente de leur venir en aide.

Les étudiants se sentant mis de côté et parfois oubliés, beaucoup ont mis fin à leurs jours ne trouvant pas de solution qui leur assureraient un meilleur avenir. De ce fait, le Gouvernement tente de les aider en proposant une aide exceptionnelle de 200 euros pour tous les étudiants ayant perdus leur emploi ou leur stage. Les repas universitaires sont tous au prix d’ 1 euro; le CROUS et les universités réalisent des dons alimentaires, afin de permettre aux étudiants de se nourrir. Le Sénat prévoit aussi de créer des tickets restaurant pour les étudiants financés par le CROUS à 50%.

Les étudiants pourront aussi bénéficier d’un soutient psychologique gratuit grâce à des « chèques psy étudiant« . Le forfait est de 3 séances qui pourront être renouvelable un le médecin le préconise. Cette aide a pour but de lutter contre l’isolement et rassurer les étudiants très impactés mentalement.

Des propositions alternatives d' »aides financières » faites sont mal accueillies. Le délégué LREM Stanislas Guérini propose un prêt bancaire de 10 000€ à taux zéro pour les 18-25 ans. Une idée qui ne réjouit pas les étudiants qui se sentent toujours plus incompris. Ayant perdu leur emploi, ils ne souhaitent pas accentuer leurs difficultés financières avec un prêt dans le présent et dans le futur ainsi qu’avoir une autre source de stress.

Malgré la crise sanitaire et le désarroi des étudiants, le Gouvernement et les institutions sociales mettent tout en œuvre pour trouver des solutions adéquates afin aider les étudiants.